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lundi 24 février 2014

Agriculture urbaine : ce dont elle est capable (et ce qu'elle ne pourra jamais faire)

ALIMENTATION - Qui se souvient encore qu'il y a moins de 150 ans, Paris était encore entourée de fermes, d'élevages, bref d'une ceinture agricole qui nourrissait la ville... Ou encore que deux siècles plus tôt, la capitale était parsemée de champs, et même de pâturages où paissaient vaches et cochons? Plus grand monde.

crédits photo : Siefried Layda (Getty Images)

Depuis, l'invention du chemin de fer et du camion frigorifique ont repoussé l'agriculture loin des villes, et parfois même à l'autre bout du monde. Mais l'agriculture dans la ville appartiendrait-elle nécessairement au passé? Pas forcément. Alors que s'ouvre le Salon de l'Agriculture ce samedi 22 février, porte de Versailles, à Paris, les organisateurs de l'événement ont souhaité, élections municipales obligent, mettre à l'honneur ces cultures d'un nouveau genre

Potagers sur les toits, fermes verticales high tech, jardins ouvriers du siècle dernier ou encore bunkers agricoles comme à Londres, derrière les belles promesses de ces projets en apparence enthousiasmants, l'agriculture urbaine recoupe donc des réalités diverse. Alors comment la définir?

"L'agriculture urbaine, c'est l'idée d'une agriculture tournée vers la ville, qui utilise des ressources, des déchets et une main d'oeuvre de la ville", résume Jeanne Pourias, doctorante à l'école AgroParisTech. Mais est-elle pour autant capable de nourrir la ville ou sa vocation se trouve-t-elle ailleurs? Tour d'horizon de ce que peut ou au contraire ne peut pas faire l'agriculture urbaine, exemples à l'appui.

Rendre la ville plus durable ?

L'agriculture urbaine peut le faire, c'est d'ailleurs ce qui la définit et ce qui explique sa présence de plus en plus importante dans les programmes politiques ancrés à gauche. Parce qu'ils sont localisés à proximité de ou dans un environnement urbain, les projets d'agriculture urbaine ont pour vocation de réduire les distances de transport des denrées agricoles qui sont produites et consommées sur place. À cet égard, deux modèles de fermes urbaines se distinguent.

Low tech contre high tech, à Paris, le potager sur le toit de l'école AgroParisTech insiste sur la récupération, le recyclage et les écosystèmes. Les déchets urbains produisent un compost utilisé pour faciliter les cultures tandis que vers, insectes et champignons contribuent à entretenir et nourrir les sols. Même chose à l'AgroCité de Colombes, où des équipements servent à récupérer de l’eau pluviale, traiter biologiquement ces eaux (phytoépuration) mais aussi produire de l'énergie solaire et du biogaz. Bref, un recours au bon sens, à moindre coût.

Autre continent, autre modèle. Outre-atlantique, un nombre croissant de projets d'immenses fermes verticales voient le jour depuis une quinzaine d'années environ. Pharaoniques, l'un des plus célèbres d'entre eux est le très ambitieux projet The Vertical Farm, signé Dickson Despommier, un architecte urbaniste et écologiste, professeur à l'Université de Columbia. Si cette ferme verticale fait la part belle aux énergies renouvelables, "il y a encore beaucoup à faire pour que ce soit réalisable techniquement", analyse Jeanne Pourias.

L'objectif visé est un rendement 4 à 6 fois supérieur à celui d'un hectare de culture classique, mais le projet fait face à un obstacle de taille: son coût de production. 60 hectares de cultures verticales nécessiteraient un investissement oscillant entre 80 et 100 millions de dollars soit une fourchette oscillant entre 60 et 75 millions d'euros. (...)

Suite de l'article : Huffingtonpost.fr

Article paru dans Le HuffPost, le 22 février 2014

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