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mardi 18 mars 2014

Agriculture Urbaine et Périurbaine à l'Equitable Café

Du 22 mars au 5 avril 2014, l'Equitable Café proposent deux semaines d’événements sur l’Agriculture Urbaine et Périurbaine : débats, ateliers, ballades !

Pour questionner notre alimentation, notre modèle agricole, le faire ensemble, le faire différent, l’auto-organisation, la réappropriation de l’espace public... Parce que c’est dire que l’agriculture a une place dans les villes, dans notre ville. Parce qu’à Marseille, il y a des paysans, parce que les listes d’attente sont énormes pour les jardins potagers, parce que la végétalisation des rues se propage à l’initiative des habitants.

Parce que l’agriculture urbaine, c’est aussi rapprocher la production de nos aliments, donc mieux les connaître et revaloriser l’agriculture pour ce qu’elle est : nourrir les gens.

Ce samedi 22 mars de 15h à 18h à l'Equitable Café, notre partenaire Thomas Martin, l'Articulteur, proposera un atelier pour apprendre à fabriquer des Jardinières en Lasagne.

Tout le détail du programme sur : http://www.equitablecafe.org

jeudi 27 février 2014

Rencontre "jardins urbains" à l'Equitable Café du 25 février 2014

Suite à la rencontre du 25 février 2014 à L’Équitable Café à Marseille sur le thème des jardins urbains, intitulé "Fertilisons la terre pour cultiver des courges en ville", Filière Paysanne a répertorié ci-dessous l'ensemble des acteurs présents à cette soirée afin que les échanges et les synergies se poursuivent.




Les associations et collectifs présents :
Eau Bien Commun PACA
Yes We Camp
Brouettes et Cie
Vergers de Ville
Jardin du quartier centre-gare Marseille
Collectif Jardinons au Panier
Place des Habeilles
Adèle, Épicerie Paysanne
Association BZZZ
COLINEO
EELV
Changer La Donne, Pape Diouf
Association Cours Julien
Association CAIRN, Education à l'Environnement
Pistes Solidaires
EUGO Learning, Plate-forme sur les jardins partagés
Végétalisation de la ville
Passeurs de Jardin
Projet Végétalisation Belle de Mai, Bd Leccia
La Passerelle Verte, Végétalisation des rues de Marseille
Réseau des Jardins Solidaires Méditerranéens
Compostage au jardin
Le Jardin des Aures, Association Accueil et Rencontres
Les Urbainsculteurs
Herbalistes Sans Frontières
IMBE (Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale)
BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières)
Info Terre
La Chevêche
Greenfriends
Jardiniers de Marseille
Graines de Soleil
Jardin de Cocagne
AMAP Ecomotive
Association Filet Couleur


Livre conseillé : "Terriens Malins" (Edition Le Pommier)

lundi 24 février 2014

Agriculture urbaine : ce dont elle est capable (et ce qu'elle ne pourra jamais faire)

ALIMENTATION - Qui se souvient encore qu'il y a moins de 150 ans, Paris était encore entourée de fermes, d'élevages, bref d'une ceinture agricole qui nourrissait la ville... Ou encore que deux siècles plus tôt, la capitale était parsemée de champs, et même de pâturages où paissaient vaches et cochons? Plus grand monde.

crédits photo : Siefried Layda (Getty Images)

Depuis, l'invention du chemin de fer et du camion frigorifique ont repoussé l'agriculture loin des villes, et parfois même à l'autre bout du monde. Mais l'agriculture dans la ville appartiendrait-elle nécessairement au passé? Pas forcément. Alors que s'ouvre le Salon de l'Agriculture ce samedi 22 février, porte de Versailles, à Paris, les organisateurs de l'événement ont souhaité, élections municipales obligent, mettre à l'honneur ces cultures d'un nouveau genre

Potagers sur les toits, fermes verticales high tech, jardins ouvriers du siècle dernier ou encore bunkers agricoles comme à Londres, derrière les belles promesses de ces projets en apparence enthousiasmants, l'agriculture urbaine recoupe donc des réalités diverse. Alors comment la définir?

"L'agriculture urbaine, c'est l'idée d'une agriculture tournée vers la ville, qui utilise des ressources, des déchets et une main d'oeuvre de la ville", résume Jeanne Pourias, doctorante à l'école AgroParisTech. Mais est-elle pour autant capable de nourrir la ville ou sa vocation se trouve-t-elle ailleurs? Tour d'horizon de ce que peut ou au contraire ne peut pas faire l'agriculture urbaine, exemples à l'appui.

Rendre la ville plus durable ?

L'agriculture urbaine peut le faire, c'est d'ailleurs ce qui la définit et ce qui explique sa présence de plus en plus importante dans les programmes politiques ancrés à gauche. Parce qu'ils sont localisés à proximité de ou dans un environnement urbain, les projets d'agriculture urbaine ont pour vocation de réduire les distances de transport des denrées agricoles qui sont produites et consommées sur place. À cet égard, deux modèles de fermes urbaines se distinguent.

Low tech contre high tech, à Paris, le potager sur le toit de l'école AgroParisTech insiste sur la récupération, le recyclage et les écosystèmes. Les déchets urbains produisent un compost utilisé pour faciliter les cultures tandis que vers, insectes et champignons contribuent à entretenir et nourrir les sols. Même chose à l'AgroCité de Colombes, où des équipements servent à récupérer de l’eau pluviale, traiter biologiquement ces eaux (phytoépuration) mais aussi produire de l'énergie solaire et du biogaz. Bref, un recours au bon sens, à moindre coût.

Autre continent, autre modèle. Outre-atlantique, un nombre croissant de projets d'immenses fermes verticales voient le jour depuis une quinzaine d'années environ. Pharaoniques, l'un des plus célèbres d'entre eux est le très ambitieux projet The Vertical Farm, signé Dickson Despommier, un architecte urbaniste et écologiste, professeur à l'Université de Columbia. Si cette ferme verticale fait la part belle aux énergies renouvelables, "il y a encore beaucoup à faire pour que ce soit réalisable techniquement", analyse Jeanne Pourias.

L'objectif visé est un rendement 4 à 6 fois supérieur à celui d'un hectare de culture classique, mais le projet fait face à un obstacle de taille: son coût de production. 60 hectares de cultures verticales nécessiteraient un investissement oscillant entre 80 et 100 millions de dollars soit une fourchette oscillant entre 60 et 75 millions d'euros. (...)

Suite de l'article : Huffingtonpost.fr

Article paru dans Le HuffPost, le 22 février 2014